Posts by jeanlucblogphoto

Chimères

Une nouvelle page (provisoire peut-être) qui rassemble des images « hybrides » donnant la part belle à l’évasion, à la rêverie, à l’imaginaire. Les matériaux de ces images « fabriquées » sont principalement photographiques mais on y trouve aussi des emprunts à des œuvres plus anciennes de dessin, peinture ou sculpture. Sous chaque album, un texte précise les intentions et sources d’inspiration.

 

Jean-Luc Billet Photographies

« … là où commence le ciel. »

Nil – Mali

Jean-Luc Billet Photographies

Retour sur deux séries: « Mali/Pays Dogon » et « Nil », pour quelques nouveaux tirages (ou retirages éventuels). C’est toujours un peu étrange d’essayer d’exprimer au mieux par l’image l’esprit de ces lieux parcourus, il n’y a pas si longtemps, en toute quiétude. Depuis, l’ambiance a radicalement changé, les aléas conjugués de la géopolitique et de la pandémie tiennent les voyageurs à distance.

Une pensée particulière pour l’accueil reçu dans les villages de la falaise de Bandiagara, pour les guides et muletiers qui, grâce aux revenus d’un tourisme équitable et responsable naissant, pouvaient faire vivre des familles entières, et renoncer ainsi à l’appel des sirènes de l’Europe.

Jean-Luc Billet Photographies

Terra Incognita / Horizons

Jean-Luc Billet Photographies

 

« Dans les plis obscurs de ma conscience, jusqu’aux replis secrets de l’enfance,

se cachent des contrées lointaines, des paysages inviolés, des refuges de liberté…. »

Une nouvelle série qui laisse une large part à l’imaginaire.

Publication en Novembre sur AL et ensuite sur ce site.

Vent de sable

 

Jean-Luc Billet Photographies

Quelque part sur littoral Atlantique, une immense plage de sable fin, des dunes, et un estuaire dont les bancs de sable sont remodelés à chaque marée…   C’était lors des tempêtes « Atiyah » (8/9 décembre 2019) et « Fabien » (21/22 décembre 2019). Une série en préparation.

Manière noire

Jean-Luc Billet Photographies

La « manière noire » est une méthode de gravure en creux directe sans intervention de produits mordants pour marquer le métal. A partir d’une plaque de cuivre poli, donc blanche à l’impression, on va réaliser un fin réseau de points, opération longue et complexe qui se fait avec un outil appelé « berceau ».  Au final si on devait imprimer la plaque après cette opération, on obtiendrait sur le papier un noir intense et velouté. Ensuite, à l’aide d’un grattoir, on va agir sur ce fond pour faire apparaître le sujet.  Chaque geste va chercher la lumière depuis le noir profond.

La « manière noire », c’est le monde de l’esprit à l’envers ou de l’envers du décor. C’est à dire qu’au fur et à mesure qu’on les fait émerger lignes et formes du fond, il faut sans cesse penser à leur influence sur le reste de la composition. La profondeur des noirs est riche et veloutée, les motifs créés se dégagent  progressivement de cette nuit.

Cette série photographique en cours s’inspire de cette technique et de cette idée. Dans un premier temps l’image de départ est traduite en noir et blanc puis fortement sous-exposée de manière à laisser simplement deviner le motif sous-jacent. Ensuite, grâce aux outils logiciels dédiés, lignes et formes peuvent sortir du noir, comme si un pinceau lumineux allait chercher les éléments dont il a besoin pour en laisser d’autres dans l’ombre, en fonction de ce que l’on cherche à obtenir et exprimer, et que résume assez bien cette citation:

« Au fond de la matière pousse une végétation obscure; dans la nuit de la matière fleurissent des fleurs noires. Elles ont déjà leurs velours et la formule de leur parfum. »

Gaston Bachelard – « L’eau et les rêves » -1942